Viande de veau Qualivo pour la restauration

Le four­nis­seur gastro­no­mi­que Bianchi pro­po­se désor­mais la vian­de de veau suis­se Qualivo dans son assor­ti­ment. Sa qua­li­té a con­vain­cu les respons­ables chez Bianchi. Elle est obte­nue grâ­ce à l’a­li­men­ta­ti­on des veaux avec un mues­li spé­cial : moins de CO2, plus de saveur.

Texte : Roland Wyss-Aerni | foodaktuell

Bianchi, four­nis­seur gastro­no­mi­que tra­di­ti­on­nel au logo rouge carac­té­ri­stique repré­sen­tant un homard, est con­nu pour son lar­ge assor­ti­ment de pois­sons et fruits de mer impor­tés du mon­de entier. Mais Bianchi pro­po­se éga­le­ment des pro­duits car­nés suis­ses : porc aux pom­mes de Thurgovie, agneau aux her­bes d’Appenzell, pou­let d’Alpstein, vian­de Wagyu suis­se ou vian­de de coq. La vian­de de veau issue du pro­gram­me Qualivo est une nou­veau­té dans l’as­sor­ti­ment de Bianchi. Qualivo est une mar­que du spé­cia­li­ste suis­se de l’a­li­men­ta­ti­on ani­ma­le Hofmann Nutrition AG. Une rai­son suf­fi­san­te pour foo­d­ak­tu­ell de se rend­re sur place, en com­pa­gnie d’Alexander Hofmann, direc­teur géné­ral de Hofmann Nutrition, chez Bianchi à Zufikon, en Argovie. La par­ti­cu­la­ri­té de la vian­de de veau Qualivo : elle pro­vi­ent d’é­le­va­ges cer­ti­fi­és Qualivo en Suisse. Comme tous les veaux, ceux-ci sont nour­ris au lait pen­dant les pre­miers mois, puis au foin et au mues­li Qualivo de la socié­té Hofmann Nutrition à Bützberg (voir enca­dré). Grâce à l’a­li­men­ta­ti­on au mues­li et à un stocka­ge un peu plus long de la vian­de après l’a­batt­a­ge, la vian­de des veaux est plus aro­ma­tique et a un peu plus de mord­ant que la vian­de de veau con­ven­ti­on­nel­le. « Une ali­men­ta­ti­on équi­li­brée per­met éga­le­ment d’ob­te­nir une qua­li­té de vian­de con­stan­te », expli­que Hofmann.

Alexander Hofmann, PDG de Hofmann Nutrition, Michelle Hämmerli, responsable mar­ke­ting chez Bianchi, Massimo Trazza, responsable des achats de vian­de chez Bianchi.

Expertise en matiè­re d’a­li­men­ta­ti­on animale
La nour­ri­tu­re Müesli pour les veaux Qualivo con­ti­ent des flo­cons de maïs, des ger­mes de maïs issus de la pro­duc­tion d’a­mi­don de maïs, du blé, du tour­teau de colza issu de la pro­duc­tion d’hui­le de colza et de la fari­ne de noi­set­tes issue de la trans­for­ma­ti­on des noix, des her­bes, des extraits de plan­tes, des extraits de levu­re, des grais­ses, des hui­les essen­ti­el­les, des miné­raux, des vit­ami­nes et des oligo-éléments.
L’entreprise fami­lia­le Hofmann Nutrition AG a été fon­dée en 1962. Elle est spé­cia­li­sée dans les micro­nu­tri­ments natu­rels, favo­ri­sant la san­té et l’ef­fi­ca­ci­té, desti­nés à l’a­li­men­ta­ti­on ani­ma­le. Les ali­ments spé­ci­aux de la mar­que Hokovit sont expor­tés dans 20 pays, de l’Europe à l’Amérique et à l’Asie.

Saveur, qua­li­té et dura­bi­li­té. Cette qua­li­té a éga­le­ment con­vain­cu Bianchi, com­me le con­fir­me Massimo Trazza, responsable des achats de vian­de. « Bianchi doit pou­voir sou­te­nir ses pro­duits à 100 % – les cli­ents nous font con­fi­ance. » C’est pour­quoi la vian­de et la col­la­bo­ra­ti­on avec Qualivo ont été minu­ti­eu­se­ment con­trôlées, avec plu­sieurs dégu­sta­ti­ons. M. Trazza est con­vain­cu que le goût, la qua­li­té et l’é­le­va­ge cor­re­spon­dent à ce que sa cli­entèle haut de gam­me attend. Les restau­ra­teurs peu­vent éga­le­ment deman­der un prix plus éle­vé, car il y a une bel­le histoire der­riè­re ces pro­duits. « Bianchi vit aus­si de bel­les histoires. » L’avantage pour les agri­cul­teurs Qualivo : Bianchi n’ac­hè­te pas seu­le­ment les morceaux nobles, mais reprend et valo­rise les veaux entiers. L’agriculteur a ain­si un reve­nu garan­ti, com­me l’ex­pli­que Hofmann. La bou­tique en ligne de Bianchi pro­po­se 20 artic­les dif­fér­ents, du filet et du faux-filet parés au flank steak, en pas­sant par les bägg­li parés, le morceau du mai­re, les spa­re ribs et le Tafelspitz.

Le bou­ch­er Reto Gehrig décou­pe un faux-filet de veau.

Valoriser davan­ta­ge l’ani­mal. Grâce à l’a­li­men­ta­ti­on au mues­li, les morceaux de deu­xiè­me choix com­me le bift­eck de flanc aurai­ent plus de goût et serai­ent plus jute­ux que d’ha­bi­tu­de, souli­gne M. Hofmann. Et M. Trazza ajou­te que M. Bianchi déve­lo­p­pe éga­le­ment de nou­veaux pro­duits afin de pro­mou­voir le prin­ci­pe « du museau à la queue ». Il y a 20 ans, les cœurs de veau n’é­tai­ent pas vrai­ment uti­li­sés, mais aujour­d’hui, ils sont aus­si deman­dés que le filet. L’alimentation des veaux avec du mues­li Qualivo per­met d’ob­te­nir plus de saveur et de rédui­re les émis­si­ons de CO2 par rap­port à l’eng­raisse­ment des veaux avec du lait et du lait en poud­re. De même, beau­coup ne con­nais­sent pas le filet de veau ou le flat iron pro­venant de l’é­pau­le. « Il n’est pas tou­jours néces­saire de tout trans­for­mer en tar­ta­re. » Il est pré­vu que Bianchi achè­te envi­ron 1000 veaux Qualivo l’an­née pro­chai­ne, soit envi­ron 20 par semaine. Selon Hofmann, cet­te quan­ti­té per­met­trait d’é­co­no­mi­ser 2 200 000 kg d’é­mis­si­ons de CO2. Selon une étu­de de Swiss Climate, l’a­li­men­ta­ti­on des veaux avec du Qualivo
Müesli génè­re six fois moins d’é­mis­si­ons de CO2 par kilo­gram­me de vian­de que l’a­li­men­ta­ti­on con­ven­ti­on­nel­le. « Moins de CO2. Plus de saveur », tel est donc le slo­gan du veau Qualivo.

Un pre­sta­tai­re de ser­vices sans com­pro­mis. Bianchi jouit d’u­ne longue et fiè­re histoire en tant que four­nis­seur de l’hô­tel­le­rie et de la restau­ra­ti­on. En 1881, Giuseppe Bianchi a ouvert son magasin dans la ville de Zurich et ven­dait des fruits et des con­ser­ves. Très vite, il a ajou­té du pois­son et des fruits de mer à son assor­ti­ment, puis de la vian­de, du gibier et d’aut­res spé­cia­li­tés. Aujourd’hui, avec Dario et Luca Bianchi à la tête de l’entre­pri­se depuis cinq géné­ra­ti­ons, Bianchi est à la fois « un fin con­nais­seur en matiè­re de déli­ces culin­aires et une ent­re­pri­se de logi­stique », com­me le for­mu­le l’entre­pri­se elle-même. Elle se con­sidè­re com­me un pre­sta­tai­re de ser­vices sans com­pro­mis, com­me le souli­gne Michelle Hämmerli, responsable mar­ke­ting. « Chez nous, vous pou­vez com­man­der jus­qu’à 3 heu­res du matin et rece­voir vot­re mar­chan­di­se le jour même. Pas de mon­tant mini­mum de com­man­de, pas de frais de liv­rai­son for­fai­taires. » Bianchi liv­re dans tou­te la Suisse, y com­pris aux par­ti­cu­liers. 170 cami­ons sont en cir­cula­ti­on chaque jour. Les cli­ents com­pren­nent éga­le­ment des restau­rants pro­po­sant des plats à emporter et des petits détail­lants, mais la majeu­re par­tie de la mar­chan­di­se est desti­née à l’hô­tel­le­rie et à la restauration.

Une logi­stique ultra fle­xi­ble. « Nous ne som­mes ni from­agers ni cham­pi­gnon­ni­stes. Mais nos cli­ents peu­vent com­man­der chez nous pres­que tout ce qu’ils veu­lent, en un seul end­roit, dans une bon­ne qua­li­té et à un bon prix », affir­me Trazza avec assu­rance. « Et not­re logi­stique est ultra-fle­xi­ble », ajou­te Michelle Hämmerli. À Noël, nous effec­tuons par­fois deux tour­nées par jour dans les sta­ti­ons de sports d’hi­ver. « Lorsque Zermatt était enn­ei­gé, nous avons loué un héli­c­op­tère et effec­tué les liv­rai­sons par héli­c­op­tère. » La gastro­no­mie suis­se est en plei­ne muta­ti­on : le nombre de fer­me­tures et de fail­li­tes est plus éle­vé que jamais, et la pénurie de per­son­nel est frap­pan­te. Bianchi en res­sent-il les effets ? « En tout cas, nous n’a­vons pas subi de per­te de chif­fre d’af­fai­res, bien au con­trai­re », décla­re Trazza. « Les ven­tes de vian­de ont même aug­men­té d’un cin­quiè­me cet­te année. » Une évo­lu­ti­on à laquel­le la vian­de de veau Qualivo pour­rait éga­le­ment con­tri­buer l’an­née prochaine.